L'industrie cinématographique iranienne est très importante et très féconde.

Image illustrativeL’histoire du cinéma iranien commence dès 1900. Outre le succès populaire du « film farsi», la production est marquée au cours du 20ème siècle par plusieurs courants novateurs spécifiquement iraniens (Motefavet, Cinema Ye-Azad). Malgré des adaptations nécessaires à la Révolution islamique, le nouveau régime post-révolutionnaire soutient la production nationale qui est récompensée dans les festivals internationaux.

 

Les femmes sont très présentes dans le cinéma iranien, les écoles de cinéma forment de nombreuses réalisatrices. « Entre 1984 et 2004, il y a eu un plus grand pourcentage de femmes réalisatrices en Iran que dans la plupart des pays occidentaux » (Wikipedia).
Avant les années 80, Mahin Oskouei, metteuse en scène de théâtre, et la poétesse Forough Farrokhzad (La maison noire, Grand prix documentaire au Festival Oberhausen en 1963) avaient tâté du cinéma. Dans les années 80, on remarque Pouran Derakhshandeh (documentariste), Niki Karimi (actrice mais aussi réalisatrice souvent primée), Tahmineh Milani (Enfants du divorce, 1989) et les débuts de Zahra Dowlatabadi (réalisatrice de cinéma d’animation pour les enfants).
Dans les années 90 se distinguent (entre autres) Rakhshan Bani E’temad dont Le voile bleu remporte le Léopard de bronze au Festival de Locarno en 1995 (et récemment Prix Osella du meilleur scénario à la Mostra de Venise 2014 pour Tales), Farkhonde Torabi qui réalise à partir de 1991des courts métrages d’animation dont beaucoup remportent des prix internationaux (dont Cannes, Annecy, Cineanima…), et encore Marjan Keshavarzi Azad, Sou Abadi (documentariste), ou Marzieh Meshkini qui signe en 2000 en tant que réalisatrice Le Jour où je suis devenue femme, film ayant reçu treize prix internationaux.

 

Les réalisatrices iraniennes s’affirment également au 21ème siècle. On peut citer Samira Makhmalbaf (Prix du jury au Festival de Cannes pour Le Tableau noir en 2000 et À cinq heures de l'après-midi en 2003 mais encore Prix spécial du jury au Festival de Saint-Sébastien 2008 pour L'Enfant-cheval), Hana Makhmalbaf (Prix du meilleur long métrage « Fenêtre sur le monde » lors du 18e Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan en 2008), Sepideh Farsi (prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique au Festival de Bombay en 2000 pour le portrait d'un cinéaste indien Homi Sethna, filmmaker), Maryam Keshavarz (prix Teddy au Festival international du film de Berlin avec son court métrage, El Día Que mori en 2006), Sara Rastegar qui termine en 2013 Mes souliers rouges et gagne le Prix spécial du jury au Festival international du film de Dubaï…

 

Tout le monde en France connaît Marjane Satrapi, peintre et réalisatrice franco-iranienne, dont le Persepolis a été un grand succès en 2007 à la fois en BD et au cinéma, mais beaucoup d’autres cinéastes qui vivent et travaillent en Iran méritent notre attention. A travers documentaires ou films de fictions, leurs œuvres présentent souvent la vie sociale et intime, les questions et les engagements des femmes iraniennes d’aujourd’hui.

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